Subrepticement un quatrième larron a fait son chemin et s’est introduit dans le jeu pour le fausser : le middleware. Et l’un des acteurs majeur s’appelle Oracle.
En 2011 il est absolument partout : sur les plateformes x-86 comme sur les trois plates-formes RISC-UNIX.
Le middleware a ceci d’intéressant qu’il permet (avec quelques frais il est vrai) de passer relativement aisément d’une plate-forme à une autre à iso-middleware. L’utilisation de package (genre ERP, type SAP) amplifie cette tendance.
Or, pour le monde RISC-UNIX cette caractéristique (qui réduit la barrière à la sortie) est un empêchement d’investir en rond pour les constructeurs…car elle fragilise leur base installée qui est moins captive.
Qui sont les acteurs en place dans ce monde du middleware sur RISC-UNIX ? La réponse est claire : Oracle principalement et IBM avec son offre (DB2, WebSphere,…).
On peut toutefois donner un avantage certain à Oracle qui est présent partout : dans le monde x-86, et RISC-UNIX on trouve des produits Oracle beaucoup plus que de produits IBM qui restent surtout cantonnés à sa base à lui.
On remarque immédiatement deux autres acteurs qui, ne disposant pas d’offre de middleware crédible à leur catalogue, sont en position de faiblesse autour de 2005 : HP et Sun.
Or Oracle a racheté Sun ce qui renforce bigrement la position de ce dernier. HP se retrouve –une deuxième fois- seul et démuni.
Ainsi, les choix stratégiques d’HP sur quinze ans l’ont conduit à devenir tributaire d’un fabricant de processeur externe et de se retrouver sans défense face à la fuite de sa base installée par le middleware.
Sun-Oracle maîtrise toutes les cartes d’attaque et IBM dispose d’un système de défense bien en place. Où cela va-t-il conduire le marché ?