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Cours certifiants : recherchez une certification reconnue !


Les formations certifiant des personnes suite à un examen fleurissent sur le marché.

Or, lorsqu'il s'agit de sujets importants comme la continuité d'activité ou la sécurité, il faut s'assurer que cette certification est sérieuse et sera reconnue.

C'est loin d'être toujours le cas, malheureusement. Voici quelques points à surveiller.



droits photo E.Besluau
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Situation 1 : la formation n'est agréée par personne

Cette situation est courante et peut tout à fait se justifier lorsque le corpus par rapport auquel on se certifie est totalement 'maison'.

Que Microsoft certifie des compétences sur Windows, cela ne choquera personne bien au contraire, puisqu'il est à l'origine de l'objet de la connaissance certifiée.

En revanche, qu'une société monte un cours certifiant sur une norme ISO par exemple, cela nécessite contrôle.

En effet, qu'est-ce qui garantit à l'élève que ce qui est dit sur cette norme est correct ?

Pour contrôler cela, il existe des organismes qui agréent les formations comme étant conformes à leur corpus cible. Ainsi, nous sommes -Duquesne Group- agréés pour la formation ISO 22301 "système de management de la continuité d'activité". Nous avons été agréés par LSTI (certificateur).

Les agréments ne sont pas accordés à la légère et sont contrôlés tous les ans. Ils peuvent se perdre.

Il est utile aussi de vérifier -en plus de l'agrément- que le formateur lui-même est certifié. Très souvent, ce sera la surprise !

Règle n° 1 : recherchez des formations agréées, demandez qui les a agréés et quand.

Situation 2 : le formateur est aussi l'auteur de l'examen

Imaginons un lycée où l'on saurait avec certitude que le professeur de math est l'auteur de l'épreuve du bac !!!

Inadmissible ? et bien, il existe de nombreux cas semblables sur le marché de la formation.

Cette situation se rencontre, même pour des corpus externes au formateur (comme des normes ISO par exemple).

Plus généralement, dans cette situation, l'examen risque d'être monté en fonction du cours et non en fonction du corpus objet de la certification. Le cours suit l'examen, l'examen suit le cours et au final on perd de vue le corpus : c'est un risque réel.

Cette situation -qui s'apparente à un conflit d'intérêt- est à proscrire si l'on souhaite la reconnaissance par ses pairs.

Il nous est arrivé de refuser d'organiser des 'formations + examen certifiant' pour des vendeurs de cours qui nous le demandaient. Ils avaient vendu sans trop savoir une formation certifiante sans certificateur (et sans formateur) !

Dans une situation normale (pensons au Baccalauréat là encore) le formateur ne sait pas "ce qui va tomber à l'examen". Il l'a passé lui-même évidemment et sait préparer, mais ce n'est pas pareil.

Règle N°2 : séparer formateur et certificateur auteur de l'examen, demandez les noms et vérifiez au passage la qualification du formateur.

Situation 3 : qui contrôle le certificateur ?

Il existe des sociétés qui s'auto-proclament "certificatrices" et produisent un cours qu'elles revendent à une société tierce chargée de le dispenser afin de satisfaire aux règles citées plus haut.

On le voit cette approche est limite...

Il est important que le certificateur soit reconnu par une autorité externe, via une accréditation ou une reconnaissance par l'acceptation dans une association d'élus par leurs pairs. Reconnaissance internationale si possible.

Sans contrôle sur le certificateur (=auteur de l'examen) la reconnaissance du diplôme accordé est sujette à caution.

En France par exemple, l'organisme accréditeur peut être le Cofraq ; l'association de professionnels peut être une structure internationale comme l’IPC : International Personnel Certification Association pour la certification de personnes.

Règle N°3 : le certificateur doit être accrédité ou formellement reconnu ; demandez les noms !

Conlusion

Il est donc important lorsque l'on désire passer une certification par rapport à un corpus de référence (comme une norme ISO) de vérifier ces points :

  • l'organisme dispensant le cours et le cours lui-même sont-ils agréés ?

  • les formateurs sont-ils certifiés dans la matière qu'ils enseignent ?

  • l'examen est-il fait par un certificateur indépendant ?

  • le certificateur est-il reconnu en la matière (accréditation ou affiliation) ?

  • à chaque fois demandez les noms des sociétés et organismes.

Un 'oui' à ces questions sera le gage de la reconnaissance et de la valeur de la certification recherchée.

A notre époque de moralisation des activités de formation, ces points méritent d'être rappelés.
Emmanuel Besluau
Lundi 9 Mars 2015

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