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Les PCA éliminent-ils les cellules de crise?

Nous entendons quelquefois dire dans nos missions que l’approche PCA vient remplacer l’approche « gestion de crise » et la rendre inutile.

Or nous pensons que cette position est en partie vraie et en partie fausse. Voici pourquoi.


crédit DR
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Quand le PCA évite la crise

Dans une approche rigoureuse de Continuité d’activité, des actions de réduction de risques ont été menées qui éliminent des situations qui auraient sinon conduit à une crise.

Quelques exemples :

  • Votre serveur critique a été rendu plus tolérant aux pannes et a été doublé : la panne de ce serveur est devenue plus rare et provoque de toute façon moins de conséquences qu’avant : des situations de crise sont donc évitées. La partie ‘traitement des risques’ de l’approche CA a effectivement éliminé des cas à crise.

  • Autrefois vous n‘aviez qu’un seul fournisseur pour des éléments critiques de votre production en usine. Le sinistre de ce fournisseur vous a arrêté l’année dernière. Depuis, vous avez musclé un peu votre stock et trouvé un fournisseur alternatif situé dans une autre zone de risques. Vous avez effectivement éliminé des situations qui sinon vous auraient mis en condition de crise.

On le voit sur ces exemples, une approche Continuité d’activité correctement menée permet de réduire le nombre des situations conduisant à la crise. Cela s'appelle de la résilience. Mais est-ce toujours fait ainsi ?


Quand la crise est inévitable

Inversement, il n’en demeure pas moins qu’on ne peut éliminer tous les sinistres ni toutes les situations bloquantes. Restons réalistes !

Vous avez prévu la panne de votre serveur et la perte de votre fournisseur critique, mais vous n’avez rien prévu pour faire face à un sinistre Seveso sur toute la zone industrielle où vous êtes. Ce cas rare et fort sera traité le moment venu par une « cellule de crise » à constituer quand cela arrivera. Il est fort possible qu'il n'y ait rien d'autre de raisonnable à préparer.

En règle générale donc, des choix ont été faits préventivement pour éliminer les situations conduisant à des crises moyennement fortes et moyennement fréquentes. Il demeure normalement les situations fortes et peu fréquentes qu’il faudra malheureusement traiter avec un dispositif spécial de type crise.

Le fait que cela se produise peu souvent conduit assez habituellement à un défaut de préparation. Il ne faut pas alors tomber dans l’improvisation. Car un minimum peut être préparé.

Moralité : il faut éviter la crise ET s'y préparer !

Paradoxe des démarches PCA : on limite les situations de crise et on s’y prépare tout de même !

La préparation consiste à définir à l’avance la manière dont les décisions seront prises quand les circuits habituels ne fonctionneront plus ou se trouveront dépassés.

Il faut en effet au moins savoir :
• qui sera en charge de quoi en situation de sinistre, et
• comment la capacité à décider de l’entreprise sera assurée.

On voit ainsi très bien que la « gestion de crise » est indispensable en début de sinistre, lorsqu’il faut « sortir du fonctionnement normal » et mettre en place une structure de décision ad hoc, capable de prendre la main.

Cette structure de décision va décider d’enclencher des actions qui auront été préparées (comme des PRA ou DRP par exemple). Ces actions une fois lancées vont se dérouler (elles ont normalement été pour partie testées et se déroulent plutôt pas trop mal). La cellule de crise est donc à priori moins sollicitée que si rien n’avait été prévu.

En revanche quand elle est sollicitée, c’est pour faire face à des situations d’anomalies ou vraiment extrêmes, sortant des limites dans lesquelles les PRA ou PCA ont été préparés.

Conclusion : les approches PCA permettent de limiter l'improvisation en crise

Si l'on récapitule :

  • Les situations de crise se réduisent avec la prévention ("résilience") qu’imposent les démarches PCA

  • Les situations de crise majeure demeurent mais sont rares et fortes

  • La cellule de crise est nécessaire dans tous les cas, pour assurer la continuité de la responsabilité de l'entreprise et « sortir du fonctionnement normal »

  • La cellule de crise va ordonner le lancement de plans préparés qui sont efficaces pour retrouver un niveau acceptable mais probablement dégradé de fonctionnement

  • Pour tout ce qui est impévu : le recours à la cellule de crise est forcément inévitable (mais plus rare).


Cette situation constitue un progrès par rapport aux années anciennes où le degré de préparation était faible et où la cellule de crise devait improviser des solutions et en suivre difficilement pas à pas l’exécution.

Attention toutefois : les membres de la cellule de crise doivent avoir été impliqués dans les plans qui sont préparés pour répondre aux sinistres ! Ce n'est pas au moment du sinistre qu'ils découvrent ce qu'il a été prévu de faire. Sinon, ils risquent de décider autre chose !

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