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Réflexions sur le « Changement » en informatique : mythe ou réalité ?Depuis quelques années les messages de communication des fournisseurs informatiques nous rebattent les oreilles avec le même leitmotiv : il faut pouvoir changer très vite, s’adapter absolument à toute demande nouvelle, s’aligner avec le business à tout prix ! Bref, celui qui ne change pas est mort ! On peut se demander dans ce contexte s’il n’y a pas une espèce de procès d’intention inconscient : l’informatique –c’est bien connu- ne sait pas changer, les informaticiens sont des conservateurs de la pire espèce qui vous opposent des délais prohibitifs (et des coûts ad-hoc) dès que vous leur demandez quelque chose. En plus de cela, ils jouent les divas irremplaçables : il faut les mettre au pas d’urgence ! On peut se demander aussi si le mot changement a bel et bien le même sens pour tout le monde. Les gens proches de la production vont en effet appeler changement ce qui les perturbe, ce qui n’est pas prévu. Les gens tournés vers le business vont appeler changement ce qui est nouveau et peut générer du chiffre d’affaires (espérons le). Bien évidemment ce qui est bénéfique pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Le changement est donc source de conflit dans l’entreprise. Si en plus on ajoute le fait que –peu au courant de l’existant- les gens du business vont avoir tendance à réinventer des solutions pourtant déjà là et donc générer des changements qui n’ont pas de raison d’être, bonjour l’ambiance ! Une fois dit tout cela, il reste une question de fond, quasi philosophique : jusqu’à quel point une société de capitaux peut-elle mettre en danger ses cycles d’investissement et sa rentabilité en les bouleversant par le changement ? Autrement dit quel est le bon dosage entre changer à tout prix (au vrai sens du terme) et rester assez stable pour réaliser des économie d’échelle ? Capitalisme et changement ne sont-ils pas en fait opposés (ou orthogonaux pour prendre une image géométrique) ? La solution n’est-elle pas de « rechercher des invariants » ? Il faut des zones de frontières : au-dessus : le changement est jouable aisément ; en-dessous : la capitalisation et l’optimisation (à l’abri des changements du haut) sont réalisables. En effet si tout change tous les six mois rien n’est plus négociable avec ses fournisseurs… Si en revanche il reste des zones de stabilité de l’infrastructure, alors il est possible de mener des tactiques d’optimisation par volume, effet d’échelle et autres leviers de négociations avec ses fournisseurs. Moralité : cherchons des frontières d’indépendance (certains diront « virtualisons ») et jouons le changement facile au-dessus et l’invariant capitalisateur en-dessous. Ainsi le nouveau chiffre d’affaires s’accompagnera d’amélioration des rapports prix/performance ! Question alors technique pour le coup : où sont nos invariants ? à suivre... posted by E.A.Besluau @ 13:15 0 comments E.B. Sirius
Dimanche 30 Septembre 2007
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